Les initiatives du Pacte se mettent en place dans les écoles

  1. Un renfort massif pour l’enseignement maternel

L’éducation et l’accueil des jeunes enfants sont essentiels et engendrent des effets positifs tout au long de la vie. D’ici sep­tembre 2019, 50 millions auront été investis dans le maternel, avec l’engagement de 400 enseignants supplémentaires, 1594 puéricultrices et un statut renforcé pour les psychomotriciens. Un référentiel qui fixe des objectifs d’apprentissage adaptés et facilite la détection précoce des troubles d’apprentissage est en cours d’élaboration et sera d’application dès septembre 2020.

  1. Une nouvelle gouvernance du système éducatif : autonomie et responsabilisation des écoles

Les plans de pilotage sont un des piliers du Pacte pour un En­seignement d’excellence. Un plan de pilotage sera élaboré au sein même de chaque école, avec l’implication de l’équipe éducative. Il déclinera les actions que l’équipe s’engage à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs spécifiques fixés par l’école. Il agit sur 15 leviers concrets tels que la lutte contre l’échec, la remédiation, le numérique, la relation avec les pa­rents, le climat de l’école… Cette dynamique s’installe progres­sivement au sein de tous les établissements, dès l’année scolaire 2018-2019.

  1. Une aide efficace pour les directeurs

L’aide spécifique, administrative ou éducative, offerte aux di­recteurs de l’enseignement maternel et primaire leur permet de dégager du temps pour mobiliser leur équipe éducative et pour piloter leur école. Cette mesure est progressivement mise en oeuvre depuis la rentrée 2017. En 2018, près de 15 millions seront consacrés à cette initiative.

  1. Une meilleure inclusion des élèves

L’école inclusive vise à permettre à un élève à besoins spéci­fiques de poursuivre sa scolarité dans l’enseignement ordinaire moyennant la mise en place d’aménagements raisonnables d’ordre matériel, pédagogique et/ou organisationnel. Un nou­veau décret prévoit la mise en place d’aménagements raison­nables pour une meilleure inclusion de ces élèves dans l’ensei­gnement ordinaire depuis la rentrée 2018-2019.

  1. Un bien-être et une meilleure qualité de vie à l’école

Le climat scolaire est un objectif en tant que tel à atteindre (y compris à travers le plan de pilotage).

En effet, un bon climat d’école, c’est essentiel! Des me­sures importantes ont déjà été prises en faveur d’une meilleure qualité de vie pour les acteurs éducatifs et les élèves :

  • Projets spécifiques de lutte contre le décrochage sco­laire financés par des Fonds européens (24 millions d’€) ;
  • Dispositifs contre le harcèlement scolaire : accompagne­ment des équipes éducatives, création d’espaces de parole, réorganisation des cours de récréation et média­tion par les élèves dès la 1re année primaire. 640 écoles sont déjà inscrites dans ce dispositif pour un budget d’1,3 million d’€ ;
  • Dans le cadre du projet « ne tourne pas autour du pot », subvention d’1 million d’€ pour la rénovation des toilettes et pour la promotion de la santé et de l’hygiène ;
  • Développement de projets innovants en matière d’ali­mentation saine et équilibrée

D’autres mesures programmées à court et moyen terme

  1. Un parcours commun, de 3 à 15 ans

Un seul parcours pour tous est prévu jusqu’à 15 ans, avec un objectif de diminution du redoublement de moitié d’ici 2030, couplé avec de la remédiation intensive. Sept domaines d’ap­prentissage, inclus dans une nouvelle grille horaire, permettront aux élèves de valoriser leurs talents et de murir leur choix d’orien­tation à 15 ans. Les programmes de cours seront plus précis et rééquilibrés en faveur de savoirs essentiels. Ce parcours com­mencera à partir de la rentrée 2020 pour les élèves de 3 à 7 ans

  1. Vers une transition numérique réussie au sein de l’école

Pour donner sa place à l’enjeu du numérique, le système sco­laire va se doter, pour la première fois, d’une Stratégie numé­rique. Celle-ci prévoit une norme d’équipement minimal pour toutes les classes, un meilleur équipement pour les enseignants, un espace « prof » sécurisé, un véritable programme de forma­tion, etc. Concernant les apprentissages, les savoirs et com­pétences numériques seront intégrés dans les programmes de cours avec, pour la première fois, des cours spécifiques dédiés au numérique dans la grille horaire.

  1. Une filière de transition ou qualifiante, de 15 à 18 ans

À l’issue du tronc commun, l’élève choisira la filière de transi­tion en vue des études supérieures ou bien la filière qualifiante (remplaçant les filières technique et professionnelle) qui a pour but de préparer les élèves à la pratique d’un métier. Un ensei­gnement par modules de cours va permettre aux élèves de progresser, avec des dispositifs de remédiation. La filière qua­lifiante sera un vrai tremplin vers l’l’emploi, en proposant une offre d’options cohérente sur tout le territoire.

  1. Le rôle-clé des enseignants

Chaque enseignant joue un rôle central dans la mise en oeuvre de la dynamique du Pacte. Cela passe par différentes me­sures : mise en place d’un dispositif d’accompagnement des enseignants débutants, reconnaissance des différentes com­posantes du travail, dont le travail collaboratif. Par niveau, tous les enseignants auront les mêmes périodes de cours et pourront prester des périodes additionnelles rémunérées, sur base volon­taire, dans le cas d’une pénurie de candidats. La carrière plane laissera place à une carrière en trois étapes, favorisant une mo­bilité entre réseaux.

  1. L’accueil des primo-arrivants

Un nouveau décret permettra d’octroyer des moyens com­plémentaires à toutes les écoles qui accueillent des élèves pri­mo-arrivants (0,4 période par enfants + ½ ETP (équivalent temps plein) à partir de 8 élèves ensuite ½ ETP par tranche supplémen­taire de 12 élèves) et plus seulement aux écoles qui organisent officiellement un DASPA (Dispositif d’Accueil et de Scolarisation des élèves Primo-Arrivants et Assimilés). L’objectif principal est de pouvoir offrir un renforcement de la langue d’apprentissage à chaque élève qui ne la maitrise pas, peu importe l’année d’études où il se trouve. Il est essentiel que les enfants dont l’en­vironnement ne favorise pas l’apprentissage de notre langue puissent recevoir un bagage suffisant permettant la réussite sco­laire.

Le Pacte est une ambition pour l’Ecole orientée sur le long terme. Tout le monde est inclus dans ce processus participatif (7500 acteurs consultés : syndicats, pouvoirs organisateurs, en­seignants, directeurs, associations de parents…). Chacun est parvenu à dépasser son pré carré pour améliorer la qualité de notre système scolaire et tirer notre Ecole vers le haut.