Dossier « Bilan des Rencontres du Pacte » – La mise en œuvre du Tronc commun

Le Tronc commun est le sujet qui a suscité le plus de questions lors des « Rencontres du Pacte » (63 questions au total), en particulier l’allongement d’un an de ce Tronc commun. Il est donc important de bien préciser les enjeux.
Tout d’abord, un Groupe de travail a été spécifiquement mis sur pied pour le Tronc commun. Composé de représentants des fédérations de PO, syndicats, associations de parents, enseignants, avec l’appui du cabinet, il a débuté ses travaux en octobre 2016 et a finalisé son rapport le 28 avril 2017.

Vous trouverez ici le rapport complet du Groupe de travail.

Ce rapport pose des balises pour le futur Tronc commun. Comme prévu par la méthode du Pacte, il s’agit de propositions qui doivent encore être concertées et étudiées pour leur faisabilité, avant d’opérer des arbitrages. Ce rapport n’est donc pas une proposition aboutie de mise en œuvre du futur Tronc commun.

  1. Les points forts du rapport

Le rapport contient des idées novatrices et audacieuses. La recherche d’un équilibre global a guidé les travaux, en suivant l’objectif du Tronc commun : une formation renforçant les savoirs et compétences de base pour tous, en les élargissant à d’autres dimensions. Ce sont les sept domaines du tronc commun.

Epinglons aussi certains points du rapport :

  • L’apprentissage plus précoce des langues modernes et de deux langues modernes dès le début du secondaire.
  • L’intégration de nouveaux contenus (techniques, technologiques, numériques, artistiques) et thèmes transversaux (esprit d’entreprendre et créativité, orientation).
  • La lutte contre le redoublement et la mise en valeur des spécificités de chaque élève par un accompagnement personnalisé.

Le passage à des périodes de cours de 45 minutes, organisées par blocs de 90 minutes (« P90 »), entraînerait un gain de temps hebdomadaire pour organiser l’accompagnement personnalisé, ciblé sur la maîtrise de savoirs fondamentaux. Une piste intéressante serait d’organiser des périodes de 90 minutes. Elles permettraient de compenser l’impact des intercours, d’améliorer la concentration des élèves et d’assurer à chaque journée scolaire une plus grande cohérence.

  1. La grille horaire n’est pas encore tranchée

De nombreuses questions lors des rencontres du Pacte ont concerné les grilles horaires parce qu’elles ont induit des craintes pour certains professeurs de branche qui se sentent menacés, en particulier pour les cours de langues anciennes et de sciences humaines. Il est bien clair que la question des grilles ne doit pas menacer l’emploi. En outre, l’application du Tronc commun sera de toute façon progressive, en vue d’ajustements nécessaires pour préparer les équipes éducatives aux enjeux et aux modalités, comme par exemple, l’allongement du tronc commun. Les consultations se poursuivront à travers le comité de concertation et la participation des acteurs de terrain.

  1. Le Tronc commun est un parcours cohérent et évolutif

Le Tronc commun ne sera pas « l’école unique ». Le parcours prévu est évolutif et cohérent.

1ère => 3ème maternelle : premier temps de la familiarisation de l’élève aux codes scolaires et aux premiers apprentissages.

1ère => 4ème primaire : temps important de fondation des apprentissages de base, dont au premier chef, la lecture, l’écriture et le calcul.

5ème primaire => 2ème secondaire : le spectre des apprentissages s’élargit et devient plus diversifié.

3ème secondaire : maturation d’un projet qui s’est nourri tout au long du Tronc commun, via l’apparition des activités d’exploration pour aider l’élève à s’orienter. La personnalisation des apprentissages sera plus importante qu’aujourd’hui. 

  1. Ce qui est prévu pour la suite

Des groupes de travail vont se pencher sur les nouveaux référentiels liés au Tronc commun et plus largement, sur les nœuds d’inquiétudes. Des responsables de projets seront désignés et travailleront sur la base des travaux du Pacte, des avis des enseignants, des directeurs et des CPMS, sans oublier ceux des parents et des élèves.

 

Crédit Photo : FWB – Direction Communication – Belga – Olivier Stourme