Maternel : des aides administratives à la rescousse des directions (reportage vidéo)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Nathalie Ruelens n’a pas le temps de se croiser les bras ! Elle partage aujourd’hui son temps entre l’organisation de la nouvelle école Leonardo Da Vinci à Anderlecht, dont elle vient de reprendre la direction, et l’absorption d’une implantation de l’athénée royal Gatti de Gamond. Inutile de dire que les aides administratives prévues dès septembre 2017 par le Pacte pour le Fondamental lui seront précieuses.

Nathalie Ruelens dispose d’une fameuse expérience en matière de direction d’école. D’Amay à Anderlecht, en passant par Hannut et Ganshoren, elle a été amenée à diriger de nombreux établissements scolaires du niveau fondamental, dans un cadre de changements structurels parfois importants.
C’est ainsi, par exemple, que sa mission à Ganshoren consistait à scinder une école « mammouth » en deux entités. Au menu : répartition des bâtiments, subdivision des réfectoires, séparation des cours de récréation et des préaux et scission de toute l’infrastructure administrative et informatique !

Création et absorption

Depuis le mois de janvier de cette année, Nathalie Ruelens s’attaque à un nouveau défi : poursuivre la création d’une école dont les premières pierres ont été posées en novembre 2014 et y intégrer l’implantation anderlechtoise de l’athénée royal Gatti de Gamond. La nouvelle école, appelée Leonardo Da Vinci, comptait deux classes de maternelle à ses débuts. Elle dispose aujourd’hui de six classes de maternelle et de deux classes de primaire. A la rentrée prochaine, deux classes supplémentaires seront ouvertes en primaire.

L’entité fondamentale de Gatti de Gamond, située à 2 kilomètres de l’implantation Leonardo Da Vinci, compte quant à elle sept classes qui vont de l’accueil à la 3e primaire. Une fois absorbée, la nouvelle école Leonardo Da Vinci comptera donc 18 classes réparties sur deux sites.

On comprend aisément que le travail de direction, avec pareils objectifs, ne soit pas de tout repos. « Il faut gérer une foule de questions très pratiques, explique Nathalie Ruelens, détaillant avec dynamisme les enjeux de logistique, les compteurs d’eau et d’électricité qu’il faut séparer, la gestion des sociétés de nettoyage, la répartition des différentes alarmes, la configuration des logiciels de gestion, etc. Sans compter qu’il faut que les bâtiments (les modules préfabriqués) arrivent à temps pour accueillir les élèves. »

Quand parents et enfants ne parlent pas français

Et ce n’est pas tout ! A tout cela s’ajoutent les enjeux liés à une population très spécifique, constituée en bonne partie de primoarrivants. « Ici, un grand nombre de parents et d’enfants ne parlent pas français, souligne Nathalie Ruelens ». Il faut donc trouver des moyens pour assurer le lien avec les parents et pour les aider dans leurs démarches administratives.

La nouvelle directrice de l’école Leonardo Da Vinci a obtenu de pouvoir recruter une aide à 4/5e temps dans le cadre des statuts d’intégration professionnels PTP. Une aubaine dans sa zone, où seules deux personnes au statut PTP pouvaient être recrutées par les écoles.

Les aides administratives pour l’enseignement fondamental sont aujourd’hui insuffisantes, au contraire de ce qui se fait pour le niveau secondaire. L’expérience de Nathalie Ruelens illustre les situations complexes que doivent gérer de nombreuses directions d’écoles maternelles. Elle montre à quel point les aides administratives prévues par le Pacte dès septembre 2017 pour l’enseignement fondamental sont précieuses.